Feuilleton · Mode & Récompenses : Ne payez plus jamais vos vêtements au prix fort / Épisode 3
Programmes de fidélité mode : quels avantages valent réellement quelque chose ?
16 septembre 2026
Précédemment
Dans l’épisode 1, nous avons identifié trois mécanismes susceptibles d’accompagner nos achats de mode :
le cashback,
les récompenses associées à certains moyens de paiement
et les programmes de fidélité des enseignes.
Nous avons surtout appris à ne plus raisonner :
en récompenses promises
mais :
en économies réellement obtenues.
Dans l’épisode 2, nous avons appliqué exactement la même méthode :
aux cartes bancaires.
Nous avons découvert qu’une carte affichant beaucoup de points ou un pourcentage séduisant n’est pas nécessairement :
la plus rentable.
Il faut tenir compte :
de la valeur réelle des récompenses,
des dépenses réellement éligibles
et du coût supplémentaire éventuel de la carte.
Aujourd’hui, nous ouvrons :
notre troisième robinet.
Celui des programmes de fidélité proposés directement :
par les enseignes.
Votre carte de fidélité vous récompense-t-elle vraiment ?
Vous possédez peut-être déjà :
plusieurs comptes clients.
Une application pour :
une enseigne de vêtements.
Une carte numérique pour :
une autre.
Quelques points :
sur un troisième compte.
Et probablement :
plusieurs e-mails promotionnels que vous ne lisez plus.
Mais savez-vous réellement :
ce que chacun de ces programmes vous rapporte ?
C’est beaucoup moins évident :
qu’il n’y paraît.
Certaines enseignes attribuent :
des points en fonction des achats.
D’autres permettent également d’en obtenir grâce :
à certaines actions.
Les récompenses peuvent ensuite prendre la forme :
de bons d’achat,
de remises,
d’avantages réservés aux membres,
d’accès anticipés
ou même :
d’activités et de services.
Et chaque programme possède :
ses propres règles.
Un point n’a aucune valeur universelle
Nous retrouvons ici exactement :
le piège rencontré avec les cartes bancaires.
Une enseigne peut annoncer :
1 point par euro dépensé.
Une autre :
1 point tous les 5 €.
Mais cela ne permet absolument pas de conclure :
que le premier programme est cinq fois plus généreux.
Pour comparer, nous devons connaître :
ce que permettent réellement d’obtenir les points.
100 points dans un programme peuvent donner :
un bon d’achat.
Dans un autre, ils peuvent servir :
à choisir une récompense dans un catalogue.
Et dans un troisième :
ils peuvent surtout contribuer à atteindre un nouveau statut.
Nous ne comparerons donc jamais :
le nombre de points.
Nous comparerons :
la valeur des avantages réellement obtenus et réellement utilisés.
Même problème avec les statuts premium
Les programmes utilisent souvent des niveaux :
membre,
Plus,
Premium,
VIP
ou d’autres appellations.
Atteindre un niveau supérieur peut permettre :
d’obtenir de nouveaux avantages.
Mais cela ne signifie pas :
qu’il faut chercher à atteindre ce niveau à tout prix.
Si vous dépensez :
100 € supplémentaires dont vous n’aviez pas besoin
pour débloquer un avantage qui vous fera économiser :
20 €,
vous n’avez pas gagné :
20 €.
Vous avez surtout dépensé :
80 € de trop.
Notre règle de l’épisode 1 reste donc :
les récompenses suivent les achats, jamais l’inverse.
Et les points qui expirent ?
Voilà un autre élément à surveiller :
la durée de validité.
Mais là encore, il n’existe pas :
une règle commune à toutes les enseignes.
Certains points peuvent avoir :
une durée de validité déterminée.
D’autres programmes peuvent fonctionner :
par année d’adhésion.
Les bons obtenus peuvent également posséder :
leur propre date limite d’utilisation.
Nous ne chercherons donc pas une astuce universelle permettant :
de « sauver » ses points avec un petit achat.
Nous vérifierons simplement :
les règles du programme concerné.
Et surtout, nous ne dépenserons jamais :
5 € uniquement pour empêcher quelques points d’expirer
sans avoir d’abord calculé :
ce que ces points valent réellement.
Notre objectif
Dans cet épisode, nous allons examiner plusieurs programmes connus pour comprendre :
comment ils fonctionnent réellement.
Mais notre objectif ne sera pas de désigner :
« le programme le plus généreux de France ».
Les conditions peuvent évoluer.
Les récompenses peuvent changer.
Et votre enseigne préférée n’est pas nécessairement :
celle de votre voisin.
Nous allons plutôt apprendre :
à lire un programme de fidélité.
Pour chacun, nous poserons les mêmes questions :
Comment gagne-t-on des points ?
Combien de temps restent-ils valables ?
Que peut-on réellement obtenir avec eux ?
Les récompenses ont-elles une valeur financière claire ?
Faut-il dépenser davantage pour les obtenir ?
Et surtout :
aurions-nous effectué ces achats sans le programme ?
C’est seulement après avoir répondu à ces questions que nous pourrons savoir :
si notre fidélité nous récompense réellement.
Pourquoi la plupart des gens utilisent mal leurs avantages fidélité
Le scénario est probablement familier.
Vous créez :
un compte client.
Vous acceptez :
le programme de fidélité.
Lors de quelques achats, vous présentez :
votre carte ou votre application.
Puis :
vous n’y pensez plus.
Quelques mois plus tard, votre compte contient peut-être :
des points,
une récompense,
un bon d’achat
ou un avantage que vous n’avez jamais utilisé.
Le problème n’est donc pas forcément :
que le programme ne rapporte rien.
Il peut simplement être :
mal utilisé.
Premier problème — Vous ne savez pas ce que vous possédez
Demandez-vous :
combien de programmes de fidélité mode avez-vous actuellement ?
Puis essayez de répondre, pour chacun :
combien ai-je de points ?
Que valent-ils ?
Ai-je une récompense disponible ?
Quand expire-t-elle ?
Si vous ne connaissez pas les réponses :
vous n’êtes probablement pas seul.
Accumuler des points ne sert à rien si vous ignorez :
quand et comment les utiliser.
Notre objectif ne sera donc pas :
d’accumuler le plus possible.
Il sera :
d’utiliser intelligemment ce que nous avons réellement obtenu.
Deuxième problème — Une récompense peut expirer
Les points, bons d’achat et avantages ne sont pas nécessairement :
valables indéfiniment.
Et leur durée de validité peut :
différer au sein d’un même programme.
Vous pouvez par exemple avoir :
des points encore valables
mais :
un bon d’achat qui expire plus tôt.
C’est pourquoi il est important de distinguer :
le solde de points
et :
les récompenses déjà débloquées.
Mais attention à un piège.
Si un bon de :
5 €
expire demain, cela ne signifie pas qu’il faut absolument :
aller acheter quelque chose aujourd’hui.
Si vous dépensez :
30 € inutilement
pour ne pas perdre :
5 €,
vous n’avez pas sauvé 5 €.
Vous avez provoqué :
une nouvelle dépense de 25 € après avantage.
Parfois, laisser expirer une récompense est donc :
plus économique que de l’utiliser.
Troisième problème — L’achat n’est pas rattaché au compte
Autre situation fréquente :
vous possédez bien :
un compte fidélité
mais vous effectuez votre achat sans :
vous identifier correctement.
En ligne, cela peut arriver si vous commandez :
sans être connecté au bon compte.
En magasin, il peut être nécessaire selon le programme :
de présenter votre carte, votre application ou votre identifiant.
Le fonctionnement varie :
d’une enseigne à l’autre.
Notre réflexe avant de payer sera donc simplement :
vérifier que l’achat sera bien rattaché au programme.
Et si nous avons oublié ?
Avant de considérer les points comme perdus, nous vérifierons :
les règles de l’enseigne.
Certains programmes peuvent prévoir :
une procédure de régularisation.
D’autres :
non.
Quatrième problème — Nous confondons avantage et économie
Vous recevez :
une offre de −20 %.
Avez-vous économisé :
20 % ?
Seulement si vous aviez :
déjà prévu cet achat
et si le prix final est :
réellement intéressant.
Même chose avec :
un bon anniversaire,
une vente privée
ou une offre réservée aux membres.
Un avantage commercial n’est pas automatiquement :
une économie personnelle.
Sa valeur dépend :
de ce que vous en faites.
Cinquième problème — Le programme peut modifier notre comportement
Voilà probablement :
le point le plus important.
Les programmes de fidélité ne sont pas seulement conçus :
pour remercier les clients.
Ils cherchent également à les inciter :
à revenir.
Un message comme :
« Plus que quelques points avant votre prochaine récompense »
peut transformer :
un achat non prévu
en :
achat urgent.
Et plus nous approchons d’un palier, plus il peut devenir tentant :
de compléter artificiellement nos dépenses.
C’est exactement à ce moment qu’il faut reprendre :
notre calculatrice.
S’il vous manque :
40 € de dépenses
pour obtenir :
un avantage de 10 €,
acheter inutilement pour atteindre le seuil n’est pas :
une optimisation.
Sixième problème — Trop de programmes finissent par ne plus être suivis
S’inscrire gratuitement à :
quinze programmes
peut sembler :
sans conséquence.
Mais vous obtenez alors :
quinze comptes,
quinze ensembles de règles,
des dizaines d’offres
et potentiellement :
beaucoup de messages commerciaux.
Le résultat peut être paradoxal :
plus vous possédez de programmes :
moins vous les suivez.
Il peut donc être plus efficace de connaître correctement :
quelques programmes correspondant à vos véritables habitudes
plutôt que de vouloir optimiser :
chaque enseigne visitée une fois tous les trois ans.
Notre premier tri
Pour chaque programme déjà présent dans votre téléphone ou votre portefeuille, posez-vous quatre questions :
Est-ce que j’achète réellement dans cette enseigne ?
Ai-je actuellement des points ou une récompense utilisable ?
Connais-je leur durée de validité ?
Cette récompense peut-elle servir sur un achat que j’avais déjà prévu ?
Si les quatre réponses sont :
oui,
le programme mérite :
votre attention.
S’il faut au contraire inventer :
un nouvel achat
pour donner une utilité aux points :
laissez les points tranquilles.
Car notre objectif n’est toujours pas :
de sauver chaque récompense.
Il est :
de sauver notre argent.
Enseigne par enseigne : ce que chaque programme vaut vraiment
** Zara : un compte client, mais pas de programme de fidélité à points en France
Commençons par un cas particulièrement intéressant :
Zara.
Le brouillon présentait l’enseigne comme disposant d’un programme :
« Zara Membership »
permettant :
d’accumuler des points à chaque achat
et d’obtenir notamment :
un accès prioritaire aux soldes.
Pour la France, nous ne conserverons pas :
ces affirmations.
Zara propose bien :
un compte client
et plusieurs fonctionnalités numériques.
Mais nous ne trouvons pas actuellement, sur le site français de l’enseigne :
un programme de fidélité à points comparable à celui de H&M.
Autrement dit, acheter :
100 € chez Zara
ne permet pas de calculer :
un nombre de points Zara
puis :
une récompense monétaire correspondante.
Alors, à quoi sert le compte Zara ?
Le compte reste :
utile.
Il permet notamment de retrouver et gérer plus facilement :
certaines informations liées à ses achats et à son profil.
L’application et le compte donnent également accès :
au QR Zara
ainsi qu’à différentes fonctionnalités destinées :
à faciliter l’expérience d’achat.
Vous pouvez aussi enregistrer :
vos articles favoris.
Mais attention à une distinction devenue essentielle depuis le début de cette série :
un service pratique n’est pas automatiquement une récompense financière.
Pouvoir enregistrer :
un vêtement dans ses favoris
peut être très pratique.
Cela ne signifie pas pour autant :
que vous avez économisé de l’argent.
La newsletter peut néanmoins être utile
Zara propose également :
une newsletter.
Elle permet notamment de recevoir des informations concernant :
les nouvelles collections,
les promotions
et :
les nouveautés de l’enseigne.
Pour quelqu’un qui achète déjà régulièrement chez Zara, cette information peut être :
utile.
Mais là encore :
recevoir une promotion n’est pas réaliser une économie.
Si une notification vous pousse à acheter :
un vêtement dont vous n’aviez pas besoin,
elle ne vous a pas fait :
économiser.
Elle vous a fait :
dépenser.
En revanche, si vous aviez déjà prévu :
l’achat d’un manteau
et qu’une information vous permet de repérer :
une baisse de prix réellement intéressante,
elle peut alors devenir :
un outil au service de votre achat.
Pas de points ne signifie pas qu’il faut éviter Zara
C’est justement :
l’une des grandes leçons de cet épisode.
Une enseigne sans programme de fidélité à points peut parfaitement proposer :
le meilleur prix pour le produit que vous recherchez.
Imaginons :
Enseigne A : veste à 80 € sans points.
Enseigne B : veste comparable à 90 € avec 5 € de récompense.
Le programme de fidélité de l’enseigne B semble :
plus généreux.
Mais après récompense, son coût reste :
85 €.
La veste à 80 € demeure :
5 € moins chère.
Notre priorité reste donc toujours :
le prix et le produit
avant :
la récompense.
Zara nous apprend une autre règle importante
Ne supposez jamais qu’une grande enseigne possède :
un programme de fidélité classique.
Et surtout, ne confondez pas :
compte client,
application,
newsletter
et :
programme de fidélité à points.
Ce sont :
des choses différentes.
Avant de compter une récompense dans votre calcul, vérifiez qu’elle :
existe réellement
et que vous pouvez :
l’obtenir puis l’utiliser.
Pour Zara, notre conclusion est donc simple :
utilisez le compte et les outils numériques s’ils vous facilitent réellement vos achats.
Surveillez éventuellement :
les promotions concernant des produits que vous aviez déjà prévu d’acheter.
Mais ne cherchez pas :
des points Zara à accumuler
ou :
un palier premium à atteindre.
Dans le programme français actuel que nous avons vérifié :
ce n’est tout simplement pas le mécanisme proposé.
** H&M Member : des points, mais surtout des avantages à utiliser intelligemment
Commençons par :
H&M.
Son programme de fidélité est :
gratuit et numérique.
Il permet d’accumuler des points grâce :
aux achats
mais également grâce à :
certaines actions prévues par le programme.
Combien rapporte un achat ?
Actuellement, le principe de base est :
1 € dépensé = 1 point.
Et :
100 points permettent d’obtenir un bon de réduction de 2 €.
Prenons donc :
100 € d’achats éligibles.
Ils génèrent :
100 points.
Ces 100 points permettent d’obtenir :
2 € de bon de réduction.
Si ce bon est ensuite réellement utilisé sur un achat que vous aviez déjà prévu, nous pouvons considérer que ces 100 € de dépenses ont généré :
2 € de valeur utilisable.
Soit, dans cette situation :
un retour équivalent à 2 %.
Attention cependant :
un bon de 2 € n’est pas encore 2 € économisés.
Il faut :
le recevoir
puis :
l’utiliser avant sa date limite
sur :
un achat éligible que vous souhaitiez réellement effectuer.
On peut également gagner des points autrement
L’intérêt du programme H&M ne se limite pas :
aux achats.
Certaines actions peuvent également rapporter :
des points supplémentaires.
Le programme prévoit notamment des points pour :
compléter son profil,
participer à la collecte de vêtements en magasin
ou :
certaines autres actions proposées aux membres.
Voilà une différence importante.
Si vous obtenez des points :
sans effectuer un achat supplémentaire dont vous n’aviez pas besoin,
leur intérêt devient :
beaucoup plus grand.
Notre règle sera donc :
privilégier les points obtenus grâce à des actions que nous aurions réalisées de toute façon.
Le niveau Plus
H&M possède également :
un deuxième niveau de fidélité.
Le statut :
Plus
est actuellement atteint à partir de :
300 points pendant la période de qualification.
Il donne accès :
à des avantages supplémentaires.
Parmi ceux actuellement annoncés figurent notamment :
des accès anticipés à certaines nouveautés et aux soldes,
des expériences exclusives
et :
certains avantages supplémentaires liés à la livraison.
Mais attention.
Nous ne transformerons pas ces avantages :
en euros fictifs.
Un accès anticipé aux soldes vaut :
0 €
si vous ne l’utilisez jamais.
Une livraison offerte possède une valeur pour vous seulement :
si elle vous évite réellement des frais que vous auriez payés.
Et une expérience exclusive n’a pas besoin :
d’une valeur financière artificielle.
Elle peut simplement être :
un avantage appréciable.
Faut-il chercher à atteindre Plus plus rapidement ?
Imaginons que vous soyez arrivé à :
270 points.
Il vous manque :
30 points
pour atteindre :
le niveau Plus.
Vous pourriez être tenté d’acheter :
30 € de vêtements supplémentaires
uniquement pour franchir :
le seuil.
Mauvaise méthode.
La bonne question est :
avais-je déjà besoin de ces 30 € d’achats ?
Si oui :
le passage au niveau Plus est un bonus.
Si non :
attendez.
Un statut supérieur n’est jamais une raison suffisante :
pour créer une dépense inutile.
Et l’expiration des points ?
Le brouillon indiquait que les points expiraient :
après 12 mois sans achat
et qu’un petit achat de :
5 €
permettait de :
réinitialiser le compteur.
Ce n’est pas ainsi que le programme actuel est présenté.
Les points sont accumulés pendant :
l’année d’adhésion.
À la fin de cette période :
le solde est remis à zéro
et une nouvelle année d’adhésion commence.
La date correspondante peut être consultée :
dans le compte membre.
Acheter un petit accessoire uniquement pour :
« sauver » ses points
n’est donc pas :
une astuce à retenir.
Le bon réflexe consiste plutôt à vérifier :
la date de fin de votre année d’adhésion
et :
les récompenses disponibles sur votre compte.
Vous avez oublié de présenter votre compte en magasin ?
Tout n’est pas forcément perdu.
H&M indique actuellement qu’en cas d’oubli, il est possible de :
rapporter son reçu en magasin
et de présenter :
son numéro d’adhérent
afin de demander l’enregistrement de l’achat.
Voilà typiquement :
une règle utile à connaître.
Elle peut permettre de récupérer des points :
sans effectuer la moindre dépense supplémentaire.
Ce que vaut réellement H&M Member
Le programme devient intéressant si vous achetez :
déjà chez H&M.
Son système de points possède :
une valeur relativement facile à comprendre.
Mais sa véritable efficacité dépendra :
de votre utilisation des bons obtenus
et :
des autres avantages dont vous profitez réellement.
Notre méthode H&M tient donc en cinq réflexes :
identifier son compte lors de chaque achat,
surveiller la fin de son année d’adhésion,
utiliser les bons uniquement sur des achats prévus,
profiter des points obtenus sans dépense supplémentaire lorsque l’occasion se présente
et :
ne jamais acheter davantage uniquement pour atteindre le niveau Plus.
H&M peut donc réellement :
récompenser votre fidélité.
À condition que ce soit :
l’enseigne qui récompense vos achats
et non :
le programme qui vous pousse à acheter.
** Kiabi : des points et des récompenses, mais pas un cashback de 5 %
Passons maintenant à :
Kiabi.
Le brouillon présentait un mécanisme particulièrement simple :
1 € dépensé = 1 point
puis :
100 points = un bon de 5 €.
Cela aurait permis de conclure à :
un rendement automatique de 5 %.
Mais le programme actuel ne fonctionne pas :
de cette manière.
Comment gagne-t-on des points ?
Le programme de fidélité Kiabi est :
gratuit.
Pour les achats éligibles, son fonctionnement actuel prévoit :
1 point par tranche de 5 € dépensés.
Ainsi, un achat de :
50 €
permet normalement d’obtenir :
10 points.
Et non :
50 points.
Mais surtout, nous ne pouvons pas transformer directement ces 10 points :
en un pourcentage de cashback.
Pourquoi ?
Parce que les points permettent d’accéder :
à différentes récompenses proposées par le programme.
Nous devons donc connaître :
la récompense choisie
et :
sa valeur réelle pour nous
avant de calculer :
un taux de retour.
Des points peuvent également être gagnés autrement
Comme chez H&M, Kiabi ne limite pas nécessairement :
l’obtention de points aux seuls achats.
Certaines actions prévues dans le programme peuvent permettre :
d’en obtenir davantage.
C’est particulièrement intéressant lorsque ces points supplémentaires sont gagnés :
sans effectuer un achat dont nous n’avions pas besoin.
Notre règle reste donc :
un point obtenu gratuitement est plus intéressant qu’un point que nous sommes allés acheter avec une dépense inutile.
Que valent réellement les récompenses ?
Voilà :
la bonne question.
Imaginons que vous possédiez suffisamment de points pour choisir :
une récompense.
Si cette récompense vous permet d’obtenir :
un avantage que vous auriez de toute façon payé,
elle possède :
une valeur réelle pour vous.
En revanche, si elle vous incite à acheter :
un produit supplémentaire
ou à utiliser :
un avantage dont vous n’aviez aucune utilité,
sa valeur personnelle peut être :
très faible, voire nulle.
Nous ne dirons donc pas :
« mes points valent X euros »
avant d’avoir déterminé :
ce qu’ils permettent réellement d’obtenir.
Et les avantages pour les familles ?
Kiabi possède naturellement :
un positionnement très familial.
Mais il faut distinguer :
le programme de fidélité gratuit
d’une autre offre proposée par l’enseigne :
En Famille +.
Cette dernière est :
payante.
Nous ne devons donc pas mélanger ses avantages avec :
ceux obtenus gratuitement grâce au programme de fidélité classique.
C’est exactement la même règle que pour :
une carte bancaire premium.
Si un programme payant coûte :
20 € par an,
la question n’est pas :
« combien d’avantages propose-t-il ? »
La bonne question est :
« combien de ces avantages vais-je réellement utiliser ? »
Imaginons que vous obteniez grâce à lui :
32 € d’économies que vous auriez réellement réalisées autrement.
Votre gain net serait :
32 € − 20 € = 12 €.
Dans ce cas :
le programme peut avoir été rentable pour vous.
Mais si vous n’utilisez que :
8 € d’avantages,
le résultat devient :
8 € − 20 € = −12 €.
Le nombre d’avantages affichés dans la brochure ne change :
rien au calcul.
Attention aux offres liées aux événements familiaux
Le brouillon conseillait également d’enregistrer :
les dates de naissance des enfants
afin de recevoir automatiquement :
des points bonus à leurs anniversaires.
Nous ne transformerons pas cette affirmation :
en règle générale du programme.
Les offres promotionnelles et avantages liés à la famille peuvent :
évoluer.
Si une offre anniversaire ou familiale apparaît dans votre compte :
vérifiez ses conditions.
Et utilisez-la seulement si elle correspond :
à un achat déjà prévu.
Un bon anniversaire qui vous pousse à dépenser :
40 € pour économiser 5 €
n’est toujours pas :
un cadeau de 5 €.
Kiabi est-il généreux ?
Nous éviterons donc de lui attribuer :
un rendement fixe de 5 %.
Pour connaître votre véritable rendement Kiabi, faites plutôt :
le total des récompenses réellement utilisées
puis divisez-le par :
vos dépenses Kiabi correspondantes.
Par exemple, si vous avez dépensé :
400 € dans l’année
et utilisé pour :
12 € d’avantages possédant une véritable valeur pour vous,
votre taux personnel est :
12 € ÷ 400 € × 100 = 3 %.
Ce chiffre décrit :
votre expérience réelle.
Il est beaucoup plus utile qu’un pourcentage théorique attribué :
à tous les clients Kiabi.
Notre méthode Kiabi
Nous retiendrons donc :
1 point par tranche de 5 € d’achat éligible,
mais nous ne donnerons pas :
une valeur fixe au point.
Nous vérifierons :
les récompenses réellement disponibles
et choisirons celles :
que nous aurons réellement l’occasion d’utiliser.
Nous distinguerons toujours :
le programme gratuit
des :
services ou programmes payants.
Et nous ne dépenserons jamais davantage uniquement :
pour gagner quelques points supplémentaires.
Kiabi peut donc offrir :
de vrais avantages aux clients réguliers.
Mais, comme toujours :
la valeur d’un programme ne se mesure pas au nombre de points accumulés.
Elle se mesure :
aux euros que ces points vous permettent réellement de ne pas dépenser.
** Gémo : des points à échanger plutôt qu’un bon automatique tous les 100 €
Continuons avec :
Gémo.
Le brouillon décrivait un programme particulièrement facile à calculer :
100 € d’achats cumulés = un bon de 5 €.
Cela aurait correspondu à :
un retour automatique de 5 %.
Mais le programme actuel fonctionne :
différemment.
Comment gagne-t-on des points ?
Le principe actuellement affiché par Gémo est :
1 € dépensé = 1 point.
Ainsi, pour :
100 € d’achats éligibles,
vous obtenez :
100 points.
Mais, comme nous l’avons appris avec les autres programmes :
100 points ne signifient pas automatiquement 5 € économisés.
Les points permettent d’accéder :
à différentes récompenses.
Nous devons donc regarder :
ce qu’ils permettent réellement d’obtenir
avant de leur attribuer :
une valeur en euros.
Un catalogue de récompenses change le calcul
Lorsqu’un programme transforme automatiquement :
un certain nombre de points en un bon d’achat,
il est relativement facile de calculer :
la valeur des points.
Avec un catalogue, la situation est différente.
Deux récompenses demandant :
un nombre comparable de points
peuvent ne pas avoir :
la même valeur pour vous.
Imaginez que vous puissiez choisir entre :
une remise sur un prochain achat
et :
un avantage ou un service particulier.
Même si l’enseigne présente les deux comme :
des récompenses,
leur valeur personnelle peut être :
très différente.
Si vous n’auriez jamais payé pour le service proposé :
ne lui attribuez pas artificiellement sa valeur commerciale.
En revanche, une réduction que vous utilisez sur :
un achat déjà prévu
peut représenter :
une véritable économie.
Les points ont une durée de validité
Autre élément important :
les points Gémo ne sont pas éternels.
Le programme indique actuellement une validité de :
deux ans à compter de leur acquisition.
Cela laisse :
du temps pour les utiliser.
Mais cela ne signifie pas qu’il faut :
les oublier.
Une fois encore, notre objectif n’est pas :
d’accumuler le plus gros solde possible.
Il est :
de transformer les points en avantages réellement utiles avant leur expiration.
Faut-il acheter pour empêcher des points d’expirer ?
Non.
Imaginons que certains de vos points approchent :
de leur date limite.
Il serait tentant d’effectuer :
un nouvel achat
pour compléter votre solde et atteindre :
une récompense.
Mais reprenons notre règle.
S’il vous manque :
30 € de dépenses
pour obtenir un avantage qui vaut réellement :
5 € pour vous,
acheter quelque chose d’inutile pour débloquer cette récompense vous ferait :
dépenser beaucoup plus que vous n’économisez.
Dans ce cas :
laissez les points expirer.
Perdre une récompense potentielle peut être désagréable.
Mais créer une dépense inutile pour la sauver est :
encore moins économique.
Et les opérations « points doublés » ?
Le brouillon conseillait de surveiller :
des opérations régulières de doublement des points
et de s’abonner à la newsletter pour :
ne jamais les manquer.
Nous allons être :
plus prudents.
Une enseigne peut naturellement proposer :
des opérations promotionnelles ponctuelles
ou :
des possibilités particulières de gagner davantage de points.
Mais nous ne transformerons pas une opération commerciale temporaire en :
règle permanente du programme.
Si votre compte ou une communication Gémo vous propose :
des points supplémentaires
sur une période donnée, vérifiez :
les conditions exactes de l’offre.
Puis posez-vous :
la question essentielle.
Aviez-vous déjà prévu :
cet achat ?
Si oui :
les points supplémentaires sont un bonus.
Si non :
l’opération ne doit pas créer l’achat.
Comment calculer votre rendement Gémo ?
Nous utiliserons exactement :
la même méthode que précédemment.
Additionnez uniquement :
la valeur des récompenses réellement utilisées.
Puis divisez cette somme par :
vos dépenses correspondantes.
Supposons, uniquement pour comprendre le calcul, que vous ayez dépensé :
300 € chez Gémo
et que les récompenses que vous avez réellement utilisées vous aient permis d’économiser :
9 €.
Votre taux personnel serait :
9 € ÷ 300 € × 100 = 3 %.
Cela ne signifie pas :
que Gémo rapporte 3 % à tout le monde.
Cela signifie simplement que :
votre programme vous a rapporté 3 % sur cette période.
C’est ce chiffre que nous voulons connaître.
Notre méthode Gémo
Nous retiendrons donc :
1 € dépensé = 1 point
pour les achats éligibles.
Nous surveillerons :
la durée de validité de nos points.
Nous choisirons dans les récompenses disponibles :
celles qui possèdent une véritable utilité pour nous.
Nous profiterons éventuellement :
des opérations ponctuelles
uniquement lorsqu’elles coïncident avec :
un achat déjà prévu.
Et surtout, nous ne présenterons plus Gémo comme :
un cashback automatique de 5 %.
Car une fois encore :
le nombre de points n’est pas notre véritable gain.
Notre gain correspond :
à la valeur des récompenses que nous avons réellement utilisées sans provoquer de dépenses supplémentaires.
** Sephora : un programme entièrement renouvelé avec MY SEPHORA
Terminons notre comparaison par :
Sephora.
Nous sortons ici légèrement :
de l’habillement pur
pour entrer dans :
la beauté, les parfums et les soins.
Mais beaucoup de consommateurs associent ces dépenses :
à leur budget mode et apparence.
Sephora constitue surtout un excellent exemple de la raison pour laquelle il faut :
revérifier régulièrement les programmes de fidélité.
Le brouillon parlait encore des statuts :
White, Black et Gold.
Le programme français actuel s’appelle :
MY SEPHORA
et fonctionne désormais avec trois statuts :
Bronze,
Silver
et :
Gold.
Comment gagne-t-on des points ?
Le principe de base est actuellement :
1 € dépensé = 1 point.
Mais les achats ne sont pas :
la seule possibilité.
Le programme prévoit également certains bonus liés notamment :
à une journée d’achat,
à certains services,
aux avis sur des produits achetés
ou :
à des missions proposées par Sephora.
Nous retrouvons donc un principe désormais familier :
tous les points ne nécessitent pas forcément de dépenser davantage.
Et lorsque quelques points peuvent être obtenus grâce à une action que vous souhaitiez déjà réaliser :
ils deviennent un bonus intéressant.
Une récompense tous les 150 points
Le fonctionnement actuel prévoit :
une récompense à choisir tous les 150 points.
Selon les possibilités proposées par le programme et votre statut, vous pouvez notamment avoir accès :
à un cadeau,
à un don à une association
ou :
à une réduction de 10 %.
Cette dernière possibilité est particulièrement intéressante pour :
notre calcul.
Mais attention :
150 points ne valent pas automatiquement 10 % de tout ce que vous avez dépensé.
La réduction de 10 % s’applique :
à un achat ultérieur
et selon :
les conditions et exclusions prévues par l’offre.
Prenons un exemple
Vous avez atteint :
150 points
et choisissez :
la réduction de 10 %.
Vous aviez déjà prévu d’acheter :
un parfum à 80 €
et celui-ci est éligible à l’offre.
Une réduction de :
10 %
vous ferait alors économiser :
8 €.
Votre récompense a donc eu, dans cet exemple :
une valeur réelle de 8 €.
Mais si votre prochain achat prévu n’est que de :
30 €,
la même réduction représente :
3 €.
Le nombre de points utilisé est :
le même.
Mais la valeur financière obtenue :
est différente.
Voilà pourquoi nous ne pouvons toujours pas dire :
« 150 points Sephora valent X euros ».
Tout dépend :
de la récompense choisie
et :
de la manière dont elle est utilisée.
Faut-il toujours choisir la réduction ?
Le brouillon affirmait :
« Toujours prendre les bons d’achat : leur valeur est systématiquement supérieure à celle des cadeaux. »
Nous supprimerons :
cette règle.
La réduction possède l’avantage d’avoir :
une valeur financière facilement mesurable.
Mais un cadeau peut être plus intéressant pour vous si :
vous le souhaitez réellement
et si vous auriez :
effectivement acheté un produit comparable.
À l’inverse, un cadeau que vous n’auriez jamais acheté ne doit pas être valorisé artificiellement :
à son prix affiché.
Notre méthode sera donc :
choisir la récompense qui possède la plus grande valeur réelle pour nous.
Pas nécessairement :
celle qui affiche le prix théorique le plus élevé.
Les trois statuts
Le statut :
Bronze
correspond actuellement à :
0 à 199 points.
Le statut :
Silver
commence à :
200 points.
Et le statut :
Gold
est atteint à partir de :
1 000 points.
Les statuts supérieurs donnent accès :
à des avantages supplémentaires.
Le statut Gold peut notamment inclure :
des offres exclusives,
des événements ou journées réservés
ainsi que :
la livraison standard offerte sans minimum d’achat.
Mais nous appliquerons encore :
notre règle habituelle.
La livraison offerte possède une valeur pour vous uniquement :
lorsqu’elle vous évite des frais que vous auriez réellement payés.
Une invitation à un événement peut être :
agréable
sans devoir lui attribuer :
une valeur financière fictive.
Faut-il viser le statut Gold ?
Le seuil actuel de Gold est :
1 000 points.
Mais cela ne signifie surtout pas :
qu’il faut chercher à dépenser 1 000 € uniquement pour l’atteindre.
D’autant que le programme permet également d’obtenir :
certains points grâce à d’autres interactions.
Si vos achats habituels et vos activités dans le programme vous conduisent naturellement :
au statut Gold,
profitez :
des avantages supplémentaires.
Mais s’il vous manque :
200 ou 300 points
et que vous envisagez des achats inutiles uniquement pour :
changer de statut,
arrêtez :
le calcul est probablement déjà mauvais.
Un statut premium doit être :
la conséquence de votre fidélité.
Jamais :
la raison de dépenser davantage.
Attention à la durée du statut
Les statuts Silver et Gold ne sont pas :
acquis définitivement.
Ils sont liés :
aux points accumulés sur une période déterminée
et sont ensuite :
réévalués.
Il faut donc éviter de considérer un statut supérieur comme :
un avantage permanent.
Encore moins comme quelque chose qu’il faudrait :
« défendre » à tout prix en dépensant davantage.
Si votre niveau redescend parce que vous avez moins acheté :
ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle.
Cela peut simplement signifier :
que vous avez moins dépensé.
Notre méthode Sephora
Nous retiendrons donc :
1 € = 1 point pour les achats éligibles,
avec :
des possibilités de points supplémentaires dans certaines situations.
Tous les :
150 points,
nous examinerons :
les récompenses réellement proposées.
Nous choisirons celle :
qui possède la plus grande utilité pour nous.
Nous profiterons des statuts Silver ou Gold :
s’ils sont atteints naturellement.
Mais nous ne provoquerons jamais :
un achat inutile pour conserver ou atteindre un statut.
Sephora illustre finalement parfaitement :
notre méthode.
Un programme peut proposer :
beaucoup d’avantages
sans que tous aient :
la même valeur pour chaque client.
Le meilleur choix n’est donc pas :
d’obtenir le maximum de points.
C’est :
de transformer les points déjà gagnés en avantages que nous aurons réellement plaisir ou intérêt à utiliser.
Trois règles simples pour ne pas laisser dormir ses avantages fidélité
Nous avons maintenant plusieurs programmes :
Zara pour ses services liés au compte client,
H&M,
Kiabi,
Gémo
et Sephora.
Ajoutez les autres enseignes que vous fréquentez et un problème apparaît rapidement :
comment suivre tout cela sans y passer son temps ?
La solution n’est pas :
de vérifier ses points tous les trois jours.
Elle consiste à mettre en place :
une petite routine.
Règle 1 — Centralisez les informations importantes
Vous pouvez utiliser :
votre adresse e-mail habituelle
pour vos programmes de fidélité.
Mais si les messages commerciaux deviennent trop nombreux, une adresse consacrée :
aux achats et programmes de fidélité
peut être pratique.
Ce n’est cependant :
pas une obligation.
Une autre solution consiste simplement à créer dans votre messagerie :
un dossier ou un libellé « Fidélité »
et à y classer automatiquement :
les messages des enseignes qui vous intéressent.
L’objectif est surtout de pouvoir retrouver rapidement :
une récompense,
une date d’expiration
ou :
une information importante concernant votre compte.
Mais attention :
centraliser ne signifie pas lire toutes les promotions.
Vous n’avez pas besoin de surveiller quotidiennement :
les nouvelles collections
ou :
les offres commerciales.
Nous voulons récupérer :
les avantages liés aux achats déjà prévus.
Pas transformer notre boîte e-mail :
en machine à créer de nouvelles envies.
Règle 2 — Faites un contrôle tous les trois mois
Une fois par trimestre, prenez :
quelques minutes
pour ouvrir les programmes que vous utilisez réellement.
Pour chacun, vérifiez :
votre solde de points,
les récompenses disponibles,
leur éventuelle date d’expiration
et :
les avantages que vous pourriez réellement utiliser.
Vous pouvez conserver une petite note :
Enseigne — Points — Récompense disponible — Date limite
Par exemple :
H&M — récompense disponible — expire le…
Kiabi — X points — aucune récompense utile actuellement
Gémo — X points — à revoir au prochain contrôle
Sephora — récompense disponible — à utiliser uniquement si achat prévu
Le but n’est pas :
d’obtenir un tableau parfaitement à jour chaque semaine.
Il est simplement d’éviter de découvrir :
six mois trop tard
qu’une récompense réellement utile :
a expiré.
Et souvenez-vous :
si une récompense arrive à expiration mais qu’aucun achat n’est prévu :
laissez-la expirer.
Nous ne créerons jamais :
une dépense pour sauver une réduction.
Règle 3 — Identifiez-vous avant de payer
Avant un achat en ligne, vérifiez :
que vous êtes connecté au bon compte client.
En magasin, vérifiez selon les règles de l’enseigne :
que votre compte fidélité est correctement identifié.
Ce petit réflexe évite :
une grande partie des oublis.
Mais inutile de transformer cela :
en opération compliquée.
Notre routine peut tenir en quelques secondes :
Produit choisi → prix vérifié → compte identifié → paiement.
Et seulement ensuite :
points ou récompenses.
Si vous oubliez malgré tout d’identifier votre compte, ne concluez pas immédiatement :
que tout est perdu.
Certaines enseignes peuvent permettre :
de faire rattacher ultérieurement un achat au compte
sous certaines conditions.
Vérifiez donc :
les règles du programme concerné.
Et les mots de passe ?
Avec plusieurs comptes, utiliser :
le même mot de passe partout
serait une mauvaise idée.
Un gestionnaire de mots de passe peut faciliter :
la gestion de comptes différents
tout en permettant d’utiliser :
des mots de passe uniques.
L’outil importe moins que :
la méthode.
L’objectif est de pouvoir retrouver facilement :
ses accès
sans recycler :
le même mot de passe sur toutes les enseignes.
La routine fidélité en moins de cinq minutes
Avant un achat prévu :
-
Comparez d’abord le prix du produit.
-
Vérifiez si vous possédez déjà une récompense utile dans l’enseigne.
-
Regardez sa date limite et ses conditions.
-
Identifiez votre compte avant le paiement.
-
Utilisez la récompense seulement si elle améliore réellement le prix d’un achat déjà prévu.
Puis, tous les trois mois :
faites rapidement le tour de vos principaux programmes.
C’est suffisant.
Nous ne cherchons pas :
à devenir experts en points de fidélité.
Nous voulons simplement empêcher :
une récompense réellement utile de dormir jusqu’à son expiration.
Car la meilleure gestion de la fidélité n’est pas celle qui accumule :
le plus de points.
C’est celle qui demande :
le moins d’effort possible
pour transformer les récompenses intéressantes :
en économies réelles.
Paliers premium : faut-il vraiment chercher à les atteindre ?
Les programmes de fidélité utilisent souvent :
des niveaux ou des paliers.
Plus vous accumulez de points ou remplissez certaines conditions, plus vous pouvez accéder :
à de nouveaux avantages.
La tentation est donc évidente :
comment atteindre le niveau supérieur plus rapidement ?
Mais nous allons retourner :
la question.
Demandons-nous plutôt :
est-ce réellement intéressant de chercher à l’atteindre ?
Concentrer ses achats : bonne ou mauvaise idée ?
Le brouillon proposait de concentrer :
ses dépenses sur deux ou trois enseignes
plutôt que de les disperser afin :
d’atteindre plus rapidement les niveaux supérieurs.
Cela peut sembler logique.
Mais il manque :
un élément essentiel.
Le prix du produit.
Imaginons que vous cherchiez :
un manteau.
Votre enseigne habituelle le propose :
120 €.
Une autre enseigne propose un modèle comparable qui vous convient :
à 90 €.
Dépenser 120 € uniquement parce que les points vous rapprochent :
du prochain statut
serait une mauvaise opération.
Même si votre fidélité vous rapporte ensuite :
quelques euros d’avantages.
Vous avez commencé par payer :
30 € de plus.
Notre règle devient donc :
ne concentrez jamais vos achats au détriment du prix, du produit ou de votre besoin.
Si deux offres sont réellement comparables et que l’une permet en plus :
d’utiliser ou de gagner une récompense intéressante,
la fidélité peut :
départager les deux.
Mais elle ne doit pas :
décider avant le prix.
Vous êtes proche d’un palier ?
C’est probablement :
le moment le plus dangereux.
Votre application vous indique :
« Plus que 40 points avant votre prochain statut. »
Vous pourriez alors penser :
« Autant acheter maintenant pour y arriver. »
Avant de le faire, posez-vous :
trois questions.
Avais-je déjà prévu cet achat ?
Le prix est-il réellement intéressant ?
Les avantages du niveau supérieur valent-ils réellement quelque chose pour moi ?
Si la première réponse est :
non,
arrêtez-vous là.
Le palier attendra.
Les opérations de points bonus
Certaines enseignes peuvent proposer ponctuellement :
des points supplémentaires
ou :
des opérations particulières réservées aux membres.
Le brouillon conseillait de décaler ses achats afin :
de profiter systématiquement des périodes de points doublés ou triplés.
Nous allons nuancer :
fortement.
Si vous savez qu’une opération arrive bientôt et que votre achat peut raisonnablement :
attendre quelques jours,
profiter d’un bonus peut être :
intéressant.
Mais uniquement si :
le produit reste au bon prix
et si :
l’achat était déjà prévu.
Nous ne retarderons pas un achat nécessaire pendant des semaines :
pour quelques points hypothétiques.
Et nous ne considérerons jamais :
les opérations de points multipliés
comme une règle permanente chez une enseigne.
Les offres peuvent :
apparaître, disparaître ou changer.
Nous vérifierons donc :
l’offre réellement disponible au moment de l’achat.
Et les achats de toute la famille ?
Le brouillon proposait également de regrouper :
les achats de plusieurs membres d’une famille sur un seul compte
afin d’atteindre :
plus rapidement les niveaux supérieurs.
Cette idée ne peut pas devenir :
une règle universelle.
Chaque programme possède :
ses propres conditions d’utilisation.
Certains comptes peuvent être :
strictement personnels.
D’autres programmes peuvent prévoir :
des mécanismes familiaux spécifiques.
Avant de centraliser les achats de plusieurs personnes, il faut donc :
vérifier les conditions du programme concerné.
Et même lorsque cela est autorisé, la question reste :
est-ce réellement utile ?
Si regrouper des achats déjà prévus permet d’obtenir :
un avantage supplémentaire sans surcoût,
cela peut être :
intéressant.
Mais si cette stratégie pousse la famille à choisir systématiquement :
une enseigne plus chère
simplement pour accumuler davantage de points :
le calcul redevient mauvais.
Le statut premium doit venir naturellement
Voici finalement :
la meilleure stratégie.
Vous effectuez :
vos achats habituels.
Vous comparez :
les prix.
Vous choisissez :
les produits dont vous avez réellement besoin.
Vous identifiez :
votre compte fidélité.
Et si ces achats vous permettent naturellement d’atteindre :
un niveau supérieur,
vous profitez :
des avantages supplémentaires.
Dans cet ordre.
Jamais :
statut → dépenses.
Toujours :
besoin → prix → achat → récompense → éventuel statut.
Comment savoir si un palier mérite votre attention ?
Regardez les avantages :
un par un.
Puis attribuez-leur uniquement :
la valeur qu’ils auront réellement pour vous.
Par exemple :
Livraison offerte
peut avoir de la valeur si vous commandez déjà en ligne et payez habituellement :
les frais de livraison.
Accès anticipé aux soldes
peut être pratique si vous aviez déjà :
un achat précis en tête.
Événement privé
peut être agréable si vous souhaitez réellement :
y participer.
Mais un avantage que vous n’utilisez jamais vaut, dans notre calcul :
0 €.
C’est aussi simple que cela.
La règle des 10 €
Avant de dépenser davantage pour atteindre un palier, faites :
un petit test.
Supposons qu’il vous manque :
50 € de dépenses
et que le prochain niveau vous apporte environ :
10 € d’avantages que vous utiliserez réellement.
Si vous n’aviez pas prévu ces 50 € d’achats :
ne les dépensez pas.
Vous ne dépensez pas :
50 € pour gagner 10 €.
En revanche, si vous aviez déjà prévu :
60 € d’achats nécessaires
et que le prix reste compétitif :
le passage au niveau supérieur devient simplement un bonus.
Notre stratégie finale
Nous ne chercherons donc pas :
à atteindre les paliers premium plus vite.
Nous chercherons :
à ne jamais dépenser davantage pour les atteindre.
Nous profiterons :
des points bonus
lorsqu’ils accompagnent :
un achat déjà prévu.
Nous regrouperons éventuellement certains achats :
uniquement lorsque les règles du programme le permettent et que cela ne coûte pas plus cher.
Et nous laisserons tranquillement passer :
un statut premium
si son obtention nécessite :
une dépense inutile.
Car le meilleur niveau de fidélité n’est pas :
Gold, Plus, Premium ou VIP.
C’est celui que vous atteignez :
sans avoir modifié votre budget pour lui.
Ce qu’on a vu
Nous avons commencé cet épisode avec une idée simple :
les programmes de fidélité peuvent compléter les économies réalisées sur nos achats de mode.
Mais nous avons rapidement découvert qu’il était impossible de leur attribuer :
un rendement universel de 3 %, 5 % ou 10 %.
Chaque enseigne possède :
ses propres règles,
son système de points,
ses récompenses
et :
ses conditions d’utilisation.
Et surtout :
un point n’a aucune valeur universelle.
Zara nous a appris à distinguer compte client et programme de fidélité
Zara propose :
un compte client
et différents outils numériques.
Mais nous n’avons pas trouvé dans le programme français actuel :
un système de fidélité à points comparable à ceux d’autres enseignes.
Première leçon :
ne supposez jamais qu’une grande enseigne possède forcément un programme à points.
Un compte, une application ou une newsletter peuvent être :
pratiques
sans constituer :
une récompense financière.
H&M possède un système de points plus facile à mesurer
Chez H&M, nous avons retrouvé :
un véritable programme à points.
Le principe actuel permet notamment de gagner :
1 point par euro dépensé
et d’obtenir :
un bon de réduction de 2 € à partir de 100 points.
Nous avons également découvert :
le niveau Plus
et des possibilités d’obtenir certains points :
autrement qu’en achetant davantage.
Mais nous avons conservé notre règle :
ne jamais effectuer un achat inutile pour atteindre plus rapidement un statut.
Kiabi nous a montré qu’un point ne vaut pas forcément un euro ou un centime
Chez Kiabi, le mécanisme est différent :
1 point par tranche de 5 € d’achat éligible.
Les points permettent ensuite d’accéder :
à différentes récompenses.
Impossible donc d’affirmer :
« Kiabi rapporte automatiquement 5 % ».
Nous avons également distingué :
le programme de fidélité gratuit
des :
offres payantes proposant d’autres avantages.
Une distinction essentielle avant de calculer :
le gain net.
Gémo fonctionne encore autrement
Chez Gémo :
1 € dépensé permet actuellement d’obtenir 1 point
sur les achats éligibles.
Les points peuvent ensuite être utilisés :
pour accéder à différentes récompenses.
Nous avons également vu qu’ils possèdent :
une durée de validité.
Mais une nouvelle fois :
le nombre de points accumulés n’est pas notre économie.
Notre économie correspond uniquement :
à la valeur des récompenses réellement utilisées.
Sephora nous a montré l’importance de revérifier les programmes
Le programme MY SEPHORA utilise aujourd’hui :
les statuts Bronze, Silver et Gold.
Il permet d’accumuler :
des points grâce aux achats
mais également :
dans certaines autres situations prévues par le programme.
Tous les :
150 points,
une récompense peut être choisie parmi :
les possibilités proposées.
Et nous avons refusé une règle trop facile :
« toujours choisir la récompense qui affiche la plus forte valeur ».
La meilleure récompense est :
celle qui possède réellement de la valeur pour vous.
Nous avons ensuite construit une routine très simple
Pour éviter de laisser dormir :
des avantages réellement utiles,
nous avons retenu trois habitudes :
centraliser les informations importantes,
effectuer un petit contrôle trimestriel
et :
vérifier son identification au programme avant de payer.
Pas besoin :
de surveiller quotidiennement ses points.
Quelques minutes :
tous les trois mois
peuvent suffire pour vérifier :
les récompenses disponibles et leurs dates limites.
Et surtout : nous ne courons plus après les paliers
C’est probablement :
la règle la plus importante de cet épisode.
Un niveau :
Plus, Silver, Gold, Premium ou VIP
peut apporter :
des avantages supplémentaires.
Mais nous ne dépenserons jamais :
davantage uniquement pour l’atteindre.
Notre ordre restera :
besoin → comparaison du prix → achat → récompense → éventuel statut.
Jamais :
statut → achat.
Si le niveau supérieur arrive naturellement grâce :
à nos achats habituels,
nous en profiterons.
Sinon :
nous le laisserons passer.
Alors, combien rapporte réellement votre fidélité ?
Il existe une façon très simple :
de le savoir.
À la fin de l’année, additionnez uniquement :
les réductions réellement utilisées,
les bons réellement utilisés
et :
les autres avantages auxquels vous pouvez attribuer une économie réelle.
Puis calculez :
Taux de retour fidélité = valeur réellement utilisée ÷ dépenses correspondantes × 100
Vous avez dépensé :
800 €
et utilisé :
24 € de récompenses réellement utiles ?
Votre taux personnel est :
3 %.
Vous avez dépensé :
800 €
mais laissé expirer toutes vos récompenses ?
Votre retour réellement obtenu est alors :
0 %.
Ce chiffre personnel vaut beaucoup plus :
qu’un taux moyen annoncé pour l’ensemble des consommateurs.
Demain
Nous savons maintenant utiliser :
notre moyen de paiement
et :
les programmes proposés directement par les enseignes.
Il nous reste un troisième mécanisme particulièrement intéressant pour :
certains achats en ligne.
Le cashback.
Des plateformes comme :
iGraal, Poulpeo, Widilo ou Rakuten
peuvent proposer des récompenses lorsque vous effectuez :
certains achats auprès de marchands partenaires.
Le principe paraît simple :
passer par la plateforme → acheter → récupérer une partie de la dépense.
Mais entre :
le taux affiché
et :
l’argent réellement encaissé,
plusieurs choses peuvent :
mal se passer.
Un mauvais code promotionnel.
Une navigation effectuée dans :
le mauvais ordre.
Des cookies refusés ou bloqués.
Une catégorie :
non éligible.
Une commande :
annulée ou retournée.
Ou simplement :
des conditions que nous n’avions pas lues.
Nous allons donc arrêter de demander :
« quelle plateforme affiche le plus gros cashback ? »
pour poser une question beaucoup plus utile :
« comment faire pour que le cashback promis soit réellement suivi, validé puis encaissé ? »
Rendez-vous demain pour :
Épisode 4 — Cashback mode : comment éviter de perdre sa récompense au moment de l’achat ?
Valide tes acquis
Les questions des jeux viennent des épisodes que tu viens de lire. Choisis ton arène :
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Il est informatif et ne constitue ni un conseil médical, ni un conseil juridique, ni un conseil en investissement.