Les Courses Qui Rapportent
← Retour aux articles ← Ép. 2·Ép. 4 →

Ce blog est un feuilleton. Le recevoir par e-mail →

Feuilleton · Bricolage & Jardinage : Le Guide Pour Ne Plus Jamais Payer Plein Pot chez Leroy Merlin, Castorama et Truffaut / Épisode 3

Leroy Merlin, Castorama et Truffaut : que rapportent vraiment leurs programmes de fidélité ?

22 septembre 2026

Précédemment

Dans l’épisode 1, nous avons vu qu’un achat de bricolage ou de jardinage peut parfois générer une petite économie supplémentaire grâce à différents mécanismes :

programme de fidélité,

cashback,

réduction ponctuelle

ou avantage associé à un moyen de paiement.

Mais nous avons également posé une règle essentielle :

une récompense ne constitue une économie que si elle ne vous pousse pas à dépenser davantage pour l’obtenir.

Dans l’épisode 2, nous nous sommes intéressés aux cartes bancaires.

Nous avons découvert qu’il n’existe pas une carte universellement « la plus rentable ».

Entre les cotisations, les plafonds, les dépenses éligibles et les récompenses réellement utilisées, le seul calcul qui compte est celui du gain net :

récompenses réellement utilisées − coût supplémentaire nécessaire pour les obtenir = gain réel.

Aujourd’hui, nous ajoutons une nouvelle pièce au puzzle :

les programmes de fidélité proposés directement par les enseignes.

Et nous allons examiner trois acteurs bien connus :

Leroy Merlin,

Castorama

et Truffaut.

Vous avez probablement déjà présenté une carte de fidélité en caisse sans vraiment savoir ce qu’elle vous rapportait.

Quelques points apparaissent sur votre compte.

Puis vous les oubliez.

Quelques mois plus tard, un coupon arrive.

Mais combien avez-vous réellement dépensé pour l’obtenir ?

Et surtout :

auriez-vous acheté exactement la même chose au même prix sans ce programme ?

C’est là que la fidélité devient intéressante à analyser.

Car les trois enseignes que nous allons comparer ne fonctionnent pas de la même manière.

Certaines proposent une formule gratuite.

D’autres ajoutent une formule payante offrant davantage d’avantages.

Les seuils permettant d’obtenir une récompense diffèrent également.

Et les exclusions, dates de validité ou règles de cumul peuvent transformer une offre séduisante sur le papier en avantage beaucoup moins intéressant dans la réalité.

Nous allons donc éviter de chercher :

« quelle enseigne possède le meilleur programme ? »

La vraie question sera plutôt :

« dans quelle situation ce programme me permet-il réellement d’économiser sur un achat que j’avais déjà prévu ? »

Une précaution avant de commencer

Contrairement aux principes financiers vus dans les épisodes précédents, les conditions commerciales peuvent changer.

Un seuil de points, une cotisation ou un avantage valable aujourd’hui peut être modifié demain.

Dans cet épisode, nous nous appuierons donc sur les programmes actuellement présentés par les enseignes.

Mais avant un achat important, gardez un réflexe très simple :

vérifiez les conditions en vigueur directement sur le site ou l’application de l’enseigne.

Et surtout, ne choisissez jamais un magasin uniquement parce qu’il vous promet quelques points.

Un produit vendu 95 € sans récompense reste moins cher qu’un produit identique vendu 105 € avec 5 € de fidélité.

Le programme de fidélité vient donc après la comparaison du prix, jamais avant.

C’est avec cette règle en tête que nous allons commencer par Leroy Merlin.

LEROY&MOI : gratuit ou payant, deux façons de récompenser la fidélité

Chez Leroy Merlin, le programme de fidélité porte aujourd’hui le nom de :

LEROY&MOI.

Et une première distinction est importante, car deux formules sont proposées :

LEROY&MOI, gratuite,

et LEROY&MOI+, une option payante offrant des avantages supplémentaires.

Voyons ce que cela représente réellement.

LEROY&MOI : 1 € dépensé = 1 point

Dans la formule gratuite, le principe de base est simple :

1 € d’achat = 1 point.

Lorsque vous atteignez 500 points, vous obtenez actuellement 10 € de remise.

Autrement dit, si vos 500 points proviennent uniquement de vos achats, 500 € de dépenses vous permettent d’atteindre le seuil donnant droit à cette remise.

Mais il existe également d’autres moyens d’obtenir des points.

Leroy Merlin récompense notamment certaines interactions avec son programme.

Au moment où nous rédigeons cet article, l’enseigne annonce par exemple des points supplémentaires pour certains avis produits, la location de matériel ou encore certaines participations à sa communauté.

Il est donc possible d’atteindre les 500 points sans qu’ils proviennent exclusivement de 500 € d’achats.

Que représentent réellement 10 € pour 500 € d’achats ?

Si nous prenons le cas le plus simple :

500 € dépensés = 500 points = 10 € de remise.

Le rapport entre la récompense et les achats ayant permis de l’obtenir est alors de :

10 ÷ 500 = 2 %.

Mais attention au vocabulaire.

Cela ne signifie pas que Leroy Merlin applique automatiquement 2 % de réduction sur tous vos achats.

Il s’agit d’une récompense obtenue après avoir atteint un seuil, avec ses propres conditions d’utilisation.

Et si vous achetez un produit plus cher chez Leroy Merlin uniquement pour accumuler des points, le calcul peut rapidement devenir défavorable.

LEROY&MOI+ : faut-il payer pour obtenir davantage ?

Leroy Merlin propose également l’option LEROY&MOI+.

Son tarif actuellement affiché est de :

10 € par an.

Elle ajoute plusieurs avantages à ceux du programme de base.

Parmi eux figurent notamment :

5 % de remise de bienvenue

et 10 % de remise tous les 2 000 points, à utiliser le jour de votre choix.

Cette fois, le mécanisme mérite un calcul différent.

Supposons que vous atteigniez 2 000 points grâce à vos achats.

Vous débloquez la possibilité d’utiliser une remise de 10 %.

Mais la valeur réelle de cette remise dépendra du montant de l’achat sur lequel vous l’utiliserez.

Sur 100 € d’achats éligibles :

10 % = 10 €.

Sur 500 € :

10 % = 50 €.

Sur 1 000 € :

10 % = 100 €.

Vous comprenez immédiatement pourquoi le choix du jour d’utilisation peut devenir beaucoup plus important que le simple fait d’obtenir la remise.

Le bon réflexe : réserver une remise en pourcentage au bon achat

Imaginez que vous ayez débloqué votre remise de 10 %.

Vous devez acheter cette semaine quelques accessoires pour 60 €.

Mais le mois prochain, vous avez prévu 800 € de matériaux éligibles.

Utiliser la remise sur 60 € représenterait :

6 € d’économie.

L’utiliser sur 800 € représenterait :

80 € d’économie.

Sous réserve, évidemment, que les produits soient éligibles et que les conditions du programme permettent son utilisation sur cet achat.

Le bon réflexe n’est donc pas seulement :

« j’ai une remise, je l’utilise ».

C’est :

« sur quel achat prévu cette remise aura-t-elle le plus de valeur ? »

Les avantages qui ne sont pas directement de l’argent

Un programme de fidélité ne se résume pas forcément à ses remises.

LEROY&MOI propose actuellement d’autres services, notamment :

le retour sans ticket de caisse jusqu’à 12 mois,

certaines offres promotionnelles réservées aux membres,

une extension de la Garantie Réparation de 2 à 5 ans

ou encore certaines possibilités de financement.

LEROY&MOI+ ajoute d’autres avantages.

Leur valeur dépend cependant entièrement de votre situation.

Une garantie supplémentaire dont vous avez réellement besoin peut avoir de la valeur.

Un service que vous n’utiliserez jamais en a beaucoup moins.

Et les offres promotionnelles ?

C’est ici qu’il faut être particulièrement attentif.

Leroy Merlin organise régulièrement des opérations réservées aux membres de ses programmes.

Mais leurs conditions peuvent varier :

montant minimum d’achat,

rayons concernés,

produits exclus,

durée de l’offre

et surtout possibilités de cumul avec d’autres remises.

Ne partez donc jamais du principe que deux avantages Leroy Merlin pourront automatiquement être additionnés.

Avant un achat important, vérifiez les conditions de l’offre concernée.

Gratuit ou LEROY&MOI+ ?

Pour quelqu’un qui achète occasionnellement quelques produits, commencer par le programme gratuit est assez logique :

il ne nécessite aucune cotisation.

LEROY&MOI+ mérite davantage de calcul.

Sa cotisation annuelle est actuellement de 10 €.

Il suffit donc théoriquement d’obtenir plus de 10 € d’avantages supplémentaires réellement utiles pour commencer à compenser son coût.

Mais ne souscrivez pas simplement parce qu’une remise semble séduisante.

Demandez-vous :

quels achats ai-je réellement prévus cette année ?

quels avantages supplémentaires vais-je réellement utiliser ?

et combien vais-je économiser après avoir retiré les 10 € de cotisation ?

Nous retrouvons exactement la formule de l’épisode précédent :

avantages réellement utilisés − coût nécessaire pour les obtenir = gain réel.

C’est ce chiffre-là qui permet de savoir si la formule payante est intéressante pour vous.

Castorama : C-Casto ou C-Casto Max, deux programmes à calculer différemment

Chez Castorama, oublions l’idée du brouillon selon laquelle la fidélité reposerait principalement sur des codes promotionnels ou des remboursements différés.

Le programme actuel est beaucoup plus structuré.

Castorama propose deux niveaux :

C-Casto, gratuit,

et C-Casto Max, payant.

Dans les deux cas, le principe commence par l’accumulation de points.

C-Casto : 1 € dépensé = 1 point

Avec la carte gratuite C-Casto :

1 € d’achat éligible = 1 point.

Tous les 300 points, Castorama accorde actuellement un coupon fidélité de :

5 €.

Si les 300 points proviennent uniquement de vos achats, cela correspond donc à :

300 € dépensés → 5 € de récompense.

Le rapport théorique est d’environ :

5 ÷ 300 = 1,67 %.

Mais, exactement comme chez Leroy Merlin, ne transformons pas ce chiffre en une fausse promesse de réduction permanente.

Le coupon possède ses propres conditions d’utilisation.

Il est notamment valable pendant une durée limitée et certaines catégories ou certains services sont exclus.

Surtout, il n’est pas automatiquement cumulable avec les autres promotions.

Les points ne sont pas éternels

Autre détail à connaître :

les points cumulés sont actuellement valables 13 mois à compter de l’achat.

Une personne qui achète régulièrement du matériel atteindra peut-être facilement les seuils.

Pour quelqu’un qui ne fréquente Castorama qu’occasionnellement, il faut en revanche surveiller son solde.

Le programme gratuit lui-même est annoncé sans durée limitée, mais Castorama prévoit la résiliation de la carte après trois années sans achat identifié avec celle-ci.

Encore une fois, inutile pour autant d’effectuer un achat dont vous n’avez pas besoin simplement pour conserver des points.

Dépenser 30 € pour éviter de perdre quelques euros de récompense reste une mauvaise économie.

C-Casto Max : 9,90 € par an

Castorama propose ensuite C-Casto Max.

Cette formule coûte actuellement :

9,90 € par an.

Elle conserve l’accumulation de points avec :

1 € = 1 point.

Mais son principal mécanisme de récompense est différent.

Tous les 1 500 points, le titulaire obtient actuellement la possibilité de bénéficier de :

10 % de remise sur les achats de la journée de son choix.

Cette possibilité est valable pendant une période déterminée et soumise aux exclusions prévues par le programme.

Pourquoi le jour choisi est-il si important ?

Prenons deux situations.

Vous avez atteint les 1 500 points nécessaires et vous devez acheter quelques accessoires pour :

80 €.

Une remise de 10 % représente :

8 €.

Mais vous savez que deux semaines plus tard vous devrez acheter pour :

700 € de matériaux éligibles.

10 % de 700 € représentent :

70 €.

À conditions identiques, utiliser la remise lors de la seconde journée est évidemment beaucoup plus intéressant.

Comme chez Leroy Merlin, une remise en pourcentage prend donc davantage de valeur lorsqu’elle est utilisée intelligemment sur un achat important déjà prévu.

Une remise de bienvenue à utiliser avec la même logique

C-Casto Max prévoit également actuellement une remise de bienvenue de :

5 %.

Là encore, ne vous précipitez pas nécessairement sur le premier petit achat venu.

Regardez :

sa durée de validité,

les produits éligibles,

les exclusions

et les possibilités de cumul.

Puis utilisez-la, si possible, sur un achat prévu où elle présente un véritable intérêt.

C-Casto Max propose également des services

La formule payante ne se limite pas aux remises.

Elle prévoit notamment, sous conditions :

une garantie en cas d’erreur de coupe,

une prolongation de certaines garanties constructeur,

des offres réservées aux membres

ou encore l’accès à certains avantages liés à un emménagement.

C’est important pour notre calcul.

La valeur d’une carte payante ne dépend pas seulement du nombre d’euros récupérés en coupons.

Si vous utilisez réellement un service inclus qui vous évite une dépense, celui-ci possède également une valeur.

À l’inverse, dix avantages que vous n’utilisez jamais valent toujours :

0 € pour vous.

Le retour facile et l’historique d’achats

Les cartes Castorama permettent également de conserver un historique des achats réalisés en étant identifié.

Cela peut faciliter la récupération des justificatifs.

Le programme prévoit aussi un service de retour facilité pour certains produits respectant les conditions prévues par l’enseigne.

Ce type d’avantage ne produit pas directement du cashback.

Mais retrouver facilement une preuve d’achat plusieurs mois après avoir acheté un outil peut parfois être beaucoup plus utile que quelques points supplémentaires.

Attention aux exclusions

Voici probablement la règle la plus importante de cette section.

Ne faites jamais ce calcul :

prix × 10 % = économie garantie.

Les coupons possèdent des exclusions.

Les services, cartes cadeaux, certaines commandes ou certaines catégories peuvent ne pas être éligibles.

Les produits vendus par des partenaires de la marketplace ne bénéficient pas nécessairement du programme.

Et surtout :

les remises fidélité ne sont pas automatiquement cumulables avec les promotions en cours.

Un produit déjà soldé ou bénéficiant d’une autre opération commerciale peut donc modifier complètement votre calcul.

C-Casto ou C-Casto Max ?

La carte gratuite possède un avantage évident :

elle ne coûte rien.

Si vous achetez occasionnellement chez Castorama, elle peut donc permettre de récupérer quelques récompenses sur des dépenses que vous auriez faites de toute façon.

Pour C-Casto Max, nous retrouvons notre calcul habituel.

La cotisation actuelle est de :

9,90 € par an.

La question devient donc :

les avantages supplémentaires que je vais réellement utiliser dépasseront-ils 9,90 € ?

Pour quelqu’un qui prépare plusieurs milliers d’euros de travaux, une remise de 10 % correctement utilisée peut rapidement rendre la cotisation secondaire.

Pour quelqu’un qui achète 50 € de bricolage dans l’année, le raisonnement sera évidemment différent.

La meilleure carte n’est donc pas forcément celle qui affiche le plus gros pourcentage.

C’est celle dont les avantages correspondent à vos achats réellement prévus.

Truffaut Ma carte : moins de points, mais un calcul très simple

Chez Truffaut, le programme de fidélité porte actuellement le nom :

TRUFFAUT Ma carte.

Contrairement aux deux enseignes précédentes, nous n’allons pas comparer ici une formule gratuite et une formule premium.

Le mécanisme principal est beaucoup plus simple.

1 point tous les 5 € d’achat

Le barème actuellement annoncé par Truffaut est :

5 € d’achat = 1 point.

Lorsque vous atteignez :

50 points,

vous obtenez :

un bon d’achat de 5 €.

Si vos points proviennent uniquement de vos achats, il faut donc théoriquement :

50 × 5 € = 250 € d’achats

pour obtenir :

5 € de bon d’achat.

Le rapport théorique entre la récompense et les dépenses nécessaires pour l’obtenir est donc :

5 ÷ 250 = 2 %.

Comme toujours, ce chiffre ne signifie pas que tous vos achats bénéficient automatiquement d’une réduction de 2 %.

Vous accumulez des points jusqu’à atteindre un seuil, puis vous obtenez une récompense possédant ses propres conditions d’utilisation.

Le bon d’achat n’est pas de l’argent liquide

Le bon de 5 € obtenu après 50 points possède actuellement une durée de validité de :

2 mois à compter du lendemain de son émission.

Il est utilisable en une seule fois et n’est pas fractionnable.

Certaines dépenses en sont également exclues, notamment :

les animaux vivants,

les cartes cadeaux,

certains services,

les produits de vendeurs partenaires de la Marketplace

et certaines autres catégories précisées dans les conditions du programme.

Voilà pourquoi il faut toujours distinguer :

5 € de bon d’achat

et

5 € récupérés en espèces.

Pour que le bon représente réellement 5 € d’économie, encore faut-il l’utiliser sur un achat que vous aviez prévu d’effectuer.

Exemple : 500 € dépensés dans l’année

Imaginons que vous achetiez réellement pour :

500 € de produits éligibles chez Truffaut.

Avec le barème actuel :

500 € ÷ 5 = 100 points.

Cela permet théoriquement d’atteindre deux fois le seuil de 50 points, soit :

2 bons de 5 € = 10 €.

Si vous utilisez effectivement ces deux bons sur des achats prévus, votre avantage représente alors :

10 € pour 500 € d’achats, soit 2 %.

Mais si l’un des bons expire avant que vous l’utilisiez, votre gain réel tombe à :

5 €.

Et si les deux expirent :

0 €.

Accumuler une récompense ne suffit donc pas.

Il faut aussi l’utiliser intelligemment.

Des avantages particuliers selon vos achats

Le programme Truffaut comporte également certains avantages qui ne passent pas nécessairement par le compteur général de points.

L’enseigne propose actuellement, par exemple, des mécanismes spécifiques sur certaines références d’alimentation ou de litière pour animaux.

Sur certaines gammes de croquettes, l’achat répété de produits identiques peut permettre d’obtenir un sac supplémentaire offert.

Des avantages immédiats existent également sur certaines références.

Ici encore, leur valeur dépend totalement de vos habitudes.

Si vous achetez déjà régulièrement le produit concerné, l’avantage peut être intéressant.

Acheter davantage uniquement pour compléter un compteur serait en revanche l’exact opposé de notre méthode.

D’autres services peuvent avoir une valeur

TRUFFAUT Ma carte donne également accès à plusieurs services.

L’enseigne annonce notamment, sous conditions :

des échanges ou remboursements facilités sans ticket de caisse,

un avantage sur une livraison à domicile pendant la première année d’adhésion

ou encore certains avantages particuliers liés à des catégories de produits.

Ces services ne se convertissent pas facilement en pourcentage de cashback.

Mais si l’un d’eux vous évite réellement une dépense, il possède une valeur.

Nous retrouvons donc notre principe :

un avantage vaut ce qu’il vous fait réellement économiser, pas ce que la publicité laisse imaginer.

Attention à la Marketplace

Voici un détail particulièrement important pour les achats en ligne.

Truffaut.com propose également des produits commercialisés par des vendeurs partenaires sur sa Marketplace.

Or les offres du programme de fidélité Truffaut ne s’appliquent pas nécessairement à ces produits.

Avant un achat en ligne, regardez donc qui vend réellement l’article.

Deux produits visibles sur le même site peuvent ne pas bénéficier des mêmes avantages.

Et les opérations promotionnelles ?

Truffaut peut évidemment proposer ponctuellement des offres réservées aux porteurs de la carte.

Mais nous ne transformerons pas ces opérations commerciales temporaires en règles permanentes du programme.

Le brouillon annonçait par exemple des :

« semaines de la rose »,

points multipliés par deux ou trois

ou encore un statut VIP avec doublement des points.

Nous ne les intégrerons pas comme avantages permanents sans pouvoir les retrouver dans le programme actuellement présenté par l’enseigne.

Si une opération spéciale apparaît au moment où vous préparez un achat, traitez-la simplement comme un bonus temporaire.

Et vérifiez :

les dates,

les produits concernés,

les exclusions

et les possibilités de cumul.

Le véritable intérêt de Truffaut Ma carte

Avec le barème actuellement affiché, le calcul de base est finalement très facile à comprendre :

250 € d’achats éligibles → 50 points → 5 € de bon d’achat.

Cela représente théoriquement environ 2 % si le bon est effectivement utilisé.

Mais ce pourcentage ne doit jamais décider du magasin dans lequel vous allez acheter.

Imaginons le même produit :

49 € chez Truffaut avec fidélité

contre

44 € ailleurs sans aucune récompense.

Même avec les points, le deuxième achat reste probablement le plus intéressant.

La bonne méthode reste donc :

  1. comparer le prix du produit ;

  2. choisir l’offre réellement intéressante ;

  3. seulement ensuite récupérer les avantages fidélité disponibles.

Les points doivent récompenser un bon achat.

Ils ne doivent jamais servir à justifier un mauvais prix.

Les règles d’or communes aux trois programmes

Leroy Merlin, Castorama et Truffaut n’utilisent pas exactement les mêmes mécanismes.

Mais lorsqu’on prend un peu de recul, les bonnes habitudes sont finalement très proches.

Voici les réflexes qui permettent de profiter d’un programme de fidélité sans tomber dans son principal piège :

acheter davantage simplement pour obtenir une récompense.

  1. Créez votre compte avant un achat important

Si vous savez que vous allez acheter dans une enseigne disposant d’un programme gratuit, mieux vaut généralement créer votre compte avant de passer en caisse.

Vous pourrez ainsi identifier correctement votre achat et commencer à bénéficier des avantages correspondant au programme.

Cela peut également faciliter la conservation de votre historique d’achats et de certains justificatifs.

Évitez en revanche de compter systématiquement sur une récupération des points après coup.

Les possibilités et les délais peuvent varier selon les enseignes et les situations.

Le réflexe le plus simple reste donc :

compte créé + achat identifié dès le départ.

  1. Regardez votre compte avant de passer en caisse

Avant un achat important, prenez quelques secondes pour ouvrir le site ou l’application de l’enseigne.

Vérifiez si vous disposez :

d’un bon d’achat,

d’une remise débloquée,

d’une offre réservée aux membres

ou d’un avantage arrivant bientôt à expiration.

Certaines offres nécessitent également de respecter des conditions précises.

Mieux vaut les connaître avant de remplir le coffre de la voiture.

  1. Les notifications sont utiles, mais pas obligatoires

Activer les notifications ou accepter certains messages commerciaux peut permettre de découvrir plus facilement des opérations ponctuelles.

Mais ce n’est pas une obligation pour économiser.

Si vous préférez limiter les notifications commerciales, adoptez simplement une autre routine :

consultez votre compte avant un achat important.

Vous gardez ainsi le contrôle sans transformer votre téléphone en catalogue publicitaire permanent.

  1. Surveillez surtout ce qui expire réellement

Points, coupons, remises et avantages ne possèdent pas nécessairement la même durée de validité.

Nous avons par exemple rencontré dans cet épisode des règles différentes selon les programmes.

Il n’existe donc pas une fréquence universelle du type :

« vérifiez tous vos points une fois par trimestre ».

Le plus efficace consiste à regarder directement les dates indiquées dans votre espace fidélité lorsqu’une récompense apparaît.

Si un bon important expire dans deux mois, un simple rappel dans votre agenda peut suffire.

  1. Vérifiez les exclusions avant de calculer votre économie

Une remise de 10 % semble facile à calculer.

Sur 800 € :

80 € d’économie.

Mais seulement si les 800 € sont réellement éligibles.

Marketplace, cartes cadeaux, services, promotions déjà en cours ou certaines catégories de produits peuvent être exclus selon les programmes.

Avant un gros achat, le calcul doit donc commencer par :

quel montant est réellement éligible à l’avantage ?

Ensuite seulement, appliquez le pourcentage.

  1. Ne supposez jamais que les avantages se cumulent

Voilà une règle particulièrement importante pour la suite de notre série.

Vous pouvez posséder :

une récompense de fidélité,

une promotion magasin,

un avantage bancaire

et éventuellement un cashback extérieur.

Cela ne signifie pas que les quatre fonctionneront ensemble.

Une réduction peut rendre une autre offre inéligible.

Un code promotionnel peut empêcher un cashback.

Certaines catégories peuvent être exclues d’un programme mais pas d’un autre.

La bonne méthode n’est donc jamais :

additionner tous les pourcentages affichés.

C’est :

vérifier les conditions de chaque avantage puis calculer uniquement ceux qui sont réellement compatibles.

  1. Comparez toujours le prix avant les points

C’est probablement la règle la plus importante de tout cet épisode.

Supposons qu’un outil coûte :

200 € dans une enseigne avec 5 € d’avantage fidélité

et

185 € ailleurs sans programme de fidélité.

Le premier magasin ne devient pas le moins cher simplement parce qu’il vous offre des points.

Votre priorité reste :

le prix final réellement payé pour le produit dont vous avez besoin.

La fidélité vient ensuite.

  1. Ne dépensez jamais pour « ne pas perdre » une récompense

Il vous manque 20 € d’achats pour obtenir un coupon de 5 € ?

Vous n’avez besoin de rien ?

Alors n’achetez rien.

Dépenser 20 € inutilement pour obtenir 5 € de récompense ne vous fait pas gagner 5 €.

Cela vous fait dépenser :

15 € de plus.

Même raisonnement lorsqu’un bon arrive à expiration.

Si vous devez acheter quelque chose dont vous n’avez pas besoin uniquement pour utiliser 5 € de réduction, laisser expirer le bon peut être la décision financière la plus rationnelle.

La méthode en 30 secondes

Avant un achat important chez Leroy Merlin, Castorama ou Truffaut, posez-vous simplement ces quatre questions :

  1. Où ce produit est-il réellement le moins cher ?

  2. Ai-je déjà un avantage fidélité disponible dans cette enseigne ?

  3. Mon achat est-il éligible à cet avantage ?

  4. Puis-je l’utiliser sans modifier un achat que j’avais déjà prévu ?

Si les quatre réponses sont favorables, utilisez votre avantage.

Sinon, laissez les points de côté.

Un programme de fidélité doit récompenser votre achat, jamais décider de votre achat.

Ce qu’on a vu

Les programmes de fidélité de Leroy Merlin, Castorama et Truffaut poursuivent le même objectif : récompenser les clients qui reviennent dans l’enseigne.

Mais leurs mécanismes sont différents.

Chez Leroy Merlin

Le programme LEROY&MOI permet actuellement de cumuler des points avec :

1 € d’achat = 1 point.

Dans sa formule gratuite, 500 points permettent d’obtenir 10 € de remise.

L’option payante LEROY&MOI+ ajoute notamment un mécanisme permettant de débloquer une remise de 10 % tous les 2 000 points, à utiliser le jour de son choix, ainsi que d’autres avantages.

L’intérêt de cette formule dépend donc fortement du montant et de la fréquence de vos achats.

Chez Castorama

La formule gratuite C-Casto fonctionne également avec :

1 € = 1 point.

Tous les 300 points, elle permet actuellement d’obtenir un coupon de 5 €.

La formule payante C-Casto Max utilise un autre mécanisme : tous les 1 500 points, elle permet notamment de débloquer 10 % de remise sur les achats de la journée de son choix, sous réserve des conditions et exclusions du programme.

Là encore, une remise en pourcentage devient particulièrement intéressante lorsqu’elle est utilisée sur un achat important qui était déjà prévu.

Chez Truffaut

Le programme TRUFFAUT Ma carte fonctionne actuellement sur la base de :

1 point tous les 5 € d’achat.

À 50 points, vous obtenez un bon d’achat de 5 €.

Si les points proviennent uniquement de dépenses éligibles, cela correspond théoriquement à :

250 € d’achats → 5 € de bon.

Mais le bon possède une durée de validité et des conditions d’utilisation.

Une récompense obtenue mais jamais utilisée ne représente donc aucune économie réelle.

Trois programmes, une seule méthode

Les barèmes peuvent changer.

Les offres promotionnelles aussi.

Mais la méthode pour les utiliser intelligemment reste la même :

comparez d’abord le prix du produit,

vérifiez ensuite les avantages dont vous disposez déjà,

contrôlez les conditions et exclusions,

puis calculez votre économie réelle.

Et surtout :

ne dépensez jamais davantage uniquement pour obtenir une récompense.

Un programme de fidélité intéressant doit accompagner une dépense déjà prévue.

Il ne doit pas créer la dépense.

Demain

Nous avons maintenant étudié deux mécanismes différents :

les éventuels avantages associés à certaines cartes bancaires

et les programmes de fidélité des enseignes.

Dans le prochain épisode, nous ajouterons une troisième possibilité :

les plateformes de cashback.

iGraal, Poulpeo, Widilo et d’autres services proposent régulièrement du cashback auprès de marchands partenaires.

Sur le papier, l’idée semble idéale.

Vous pourriez imaginer :

une promotion chez le marchand + une récompense fidélité + un cashback bancaire + un cashback externe.

Puis additionner tous les pourcentages.

Mais dans la réalité, ce calcul peut être complètement faux.

Pourquoi ?

Parce qu’un code promotionnel peut parfois annuler le cashback.

Parce que certaines catégories de produits peuvent être exclues.

Parce qu’un achat réalisé via une application ou un parcours différent peut ne pas être suivi.

Parce que les taux affichés peuvent évoluer.

Et surtout parce que la compatibilité entre plusieurs récompenses doit être vérifiée avant de considérer qu’elles sont cumulables.

Dans l’épisode 4, nous prendrons donc un achat important de bricolage ou de jardinage comme exemple.

Nous partirons de son prix réel, puis nous examinerons chaque couche d’économie séparément :

prix et promotion,

fidélité de l’enseigne,

cashback externe,

et éventuel avantage du moyen de paiement.

À chaque étape, nous poserons la même question :

cet avantage est-il réellement compatible avec les précédents ?

Nous découvrirons ainsi que la meilleure stratégie n’est pas :

« empiler le maximum de pourcentages ».

C’est :

« construire la combinaison réellement applicable qui donne le prix final le plus bas ».

Valide tes acquis

Les questions des jeux viennent des épisodes que tu viens de lire. Choisis ton arène :

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Il est informatif et ne constitue ni un conseil médical, ni un conseil juridique, ni un conseil en investissement.